Agustin Pichot : " Le Club a réussi quelque chose d’incroyable "
Publié le 14/10/2005
A la veille du match événement au Stade de France contre Toulouse, le demi de mêlée international argentin du Stade Français nous livre ses impressions. Entretien.
Samedi vous affrontez le Stade Toulousain, une équipe que vous commencez à bien connaître pour les avoir affronté à 4 reprises en moins d’un an. A quel genre de match vous attendez-vous face aux Champions d’Europe ?
Oui ce sera la 4ème fois en un an que nous allons jouer contre Toulouse. Sur une année c’est beaucoup. Samedi soir les toulousains seront fidèles à eux-mêmes, ils vont sortir un gros match. Nous allons devoir faire bien mieux qu’à Clermont le week-end dernier si on veut les surpasser. Notre équipe va devoir faire preuve de beaucoup plus de dynamisme et mettre plus d’intensité dans son jeu pour gagner contre Toulouse. Mais ce sera un match très spécial qui va se jouer dans un contexte tout à fait exceptionnel. Le Club a réussi quelque chose d’incroyable en remplissant le Stade de France. Quand j’en parle avec mes amis footballeurs qui ont joué dans ce stade avec l’équipe national d’Argentine, ils me disent que ce n’était pas possible qu’un Club ait fait ça ! Mon ami Juan Sorin y a joué la semaine dernière avec Villareal pour un match de Champions League contre Lille, j’étais au Stade de France pour assister à ce match de football, et il y avait 35.000 personnes dans les tribunes. Samedi le Stade Français jouera un match de championnat de France de rugby contre Toulouse dans un Stade de France plein à craquer, personne n’aurait pu imaginer que ce soit possible.
Selon vous quelle sera la clef du match contre les Toulousains ?
Comme toujours, ce sera d’abord et avant tout un gros combat d’avants. Pas de doute là-dessus, le combat et la conquête seront les clefs de la rencontre. J’espère que nos avants vont réussir un bon match et prendre le dessus sur nos adversaires.
Pour la première fois vous serez associé à Alain Penaud pour animer la charnière du Stade. Avez-vous eu suffisamment de temps pour trouver vos repères ensemble ?
Alain possède une grande expérience. J’ai joué avec les Pumas contre lui lorsqu’il était en Equipe de France. Il est très doué, c’est difficile d’expliquer son talent. Mais s’il y a quelques détails dans le jeu qui ne sont peut-être pas encore tout à fait au point, on y viendra progressivement et c’est normal que cela prenne un peu de temps. Alain a 15 ans de haut niveau derrière lui au poste de numero 10, j’ai confiance en lui pour qu’il fasse un bon match samedi.
Après Toulouse en championnat, vous allez entamer dès le week-end suivant les phases qualificatives de la Coupe d’Europe. Accordez-vous une importance différente aux deux compétition cette saison ?
La saison passée le Stade Français a joué sur les deux tableaux et disputé deux finales. Paris doit à mon avis encore une fois viser le doublé cette saison. Le match d’ouverture de la Coupe d’Europe contre les Ospreys sera capital pour la suite de la compétition parce qu’on sait qu’une défaite est quasiement synonyme d’élimination. On a devant nous trois matchs d’affilés qui seront certainement déterminant pour le reste de la saison, Toulouse en championnat, Ospreys et Leicester en H-Cup. Ces trois matchs seront très importants pour atteindre les objectifs du Club. Mais on va prendre les matchs un par un. Passons le cap de Toulouse, après on verra.
Propos recueilli par Arnaud Gales