Le Stade Français au Stade de France
Publié le 23/06/2004
Pour la dernière séance de Diego Dominguez et de Nick Mallett, pour le dernier match d'une saison incroyable, le Stade Français retrouvera l'USA Perpignan au Stade de France, samedi à 17h30, en finale du championnat de France. Le club parisien disputera sa 4e finale en 6 ans. Il vise un 12e titre. Revenus de l'enfer de l'automne et de l'hiver, les Stadistes sont à un match du paradis.

Il y a des signes qui ne trompent pas. La température se réchauffe, les jours rallongent… Dans les tribunes du Stade Jean Bouin, il n'y a jamais eu autant de public pour assister à un entraînement de milieu de semaine. Il y a du Brennus dans l'air! Des Espoirs complètent l'opposition. A J-4, il s'agit d'effectuer les derniers réglages, de peaufiner les détails. L'ambiance est sereine et décontractée, mais les joueurs sont surtout sérieux, appliqués, concentrés. Le Bouclier est certes dans tous les esprits, il ne doit pas peser.
Parmi ses coéquipiers, l'ouvreur Diago Dominguez endossera samedi pour la dernière fois le maillot bleu aux éclairs rouges. "Je vis très bien cette dernière semaine. J'en profite tranquillement. Ce serait bien de finir sur une victoire, pour moi, pour le club surtout. On compte les titres dans la vitrine. C'est la seule chose qui compte! Et la finale, c'est LE match de l'année."


L'adversaire est redoutable. Forcément, puisque l'USAP a éliminé le Stade Toulousain, le cador du Top 16 et de la Coupe d'Europe des 10 dernières années. A l'opposé des fantasques Parisiens, les Catalans ont fait preuve d'une belle régularité toute la saison, dominant leur poule à chaque étape. "Ils comptent peu d'Internationaux, avance l'ailier Thomas Lombard. Ils ont pu travailler dans la continuité. Ils sont presqu'invincibles chez ; seuls les Wasps (en route pour le titre de champions d'Europe, NDLR) se sont imposés à Aimé-Giral. L'USAP a soif de victoires. Ce club a aussi besoin de gagner après avoir investi beaucoup dans son recrutement. C'est une équipe complète, forte en conquête avec un gros pressing défense et le jeu au pied de Manny Edmonds" Sylvain Marconnet dresse un état des lieux : "L'USAP conbine des jeunes, comme le pilier Nicolas Mas, et des joueurs expérimentés, comme le 3e ligne Bernard Goutta, à des talents internationaux. La mayonnaise a pris. Nous, on jouera à l'envie. On revient de loin et on a envie du Bouclier pour Nick et Diego. Cela promet une finale belle et engagée."

C'est Thomas Lombard qui rappelle la devise inspirée par le président Max Guazzini : "Notre destin est d'être champion." Samedi au Stade de France, le Stade Français retrouvera l'USAP. C'était l'affiche de la première finale qui s'est jouée dans cette enceinte. Les Parisiens s'étaient imposés 34 à 7 pour leur 1er titre de l'ère moderne.

Amélie Dutheil