Pas de repos
Publié le 01/04/2004
Le Stade Français Paris affronte Pau, vendredi 2 avril à 19h30, au Stade Jean Bouin pour le compte de la 11 journée du Top 16. Les Parisiens, sans Diego Dominguez mais avec David Skrela à l’ouverture, chercheront à entretenir l’espoir. En cas de défaite, les champions de France perdraient malheureusement leur titre et se retrouveraient d’ores et déjà en plays-down. Pour l’heure, les Parisiens sont toujours en course comme en témoigne l’enthousiasme de David.
Les Parisiens ont décroché le droit et le privilège de défier le Munster sur ses terres en quart de finale de Coupe d’Europe. Mais avant de traverser la Manche, ils ont un autre rendez-vous tout aussi important comme le souligne David Skrela : «Ce match de vendredi est très important. Une défaite nous éliminerait définitivement des plays-off.» Alors si certains se demande encore si les joueurs parisiens n’ont pas déjà la tête à leur quart de finale, ils peuvent se rassurer. Leur attention est bien focalisée sur le rendez-vous de Pau. «On n’est pas en situation pour laisser un match en route en ce moment. On est très mal classé en championnat, on est quasiment éliminé de la course aux plays-off, donc il serait bien navrant de ne pas porter un grand intérêt à ce match. La Coupe d’Europe, c’est un bonus. Ce sont des matchs que je qualifierais de ‘‘folklo’’, où l’on a rien à perdre. L’important c’est d’essayer de se qualifier en plays-off, et sinon d’être le mieux placer pour attaquer les plays-down», témoigne l’ouvreur parisien.
Les plays-downs: Nick Mallett et ses hommes ne peuvent plus occulter cette hypothèse. D’autant que leur sort n’est plus entre leurs mains. Désormais, leur qualification dépend également du résultat favorable ou non des autres rencontres. Malgré tout cela, les joueurs semblent sereins. Contraint d’enchaîner les matchs, ils sont bien décidés à en gagner le maximum possible comme le souligne David : «Il nous reste quatre matchs de championnat qu’il faut essayer de négocier le mieux possible.»
« On a le couteau sous la gorge »
Les Palois peuvent donc s’attendre à une belle revanche après leur succès (13-6) du match aller. David se souvient d’une belle occasion ratée de se racheter de la défaite à domicile face à Bourgoin, la semaine précédente : « Sur ce match, on prend un essai bête en début de match, après on rate deux, trois pénalités qui peuvent être importantes. C’est vrai, ce match on aurait aussi bien pu le gagner. Mais, maintenant il ne faut pas revenir sur le passé. Les matchs, on les a joué et celui là (le premier post-coupe du monde) on l’a perdu. Vendredi, ce sera un tout autre match. Pau, qui vient de perdre à domicile, aura à coeur de se racheter. Et puis c’est une équipe qui accueille un nouvel entraîneur. Donc, méfiance.»
Déjà titulaire lors du match aller, David Skrela retrouve l’ouverture, son poste de prédilection, pour ce match retour. Un plaisir qu’il savoure : «C’est clair que c’est à ce poste que j’ai le plus de marque, de sensations. Donc je suis très heureux de retrouver ce poste. Maintenant il va falloir faire un bon match et surtout gagner.» Et ce, quelque soit son vis-à-vis du jour. «J’ai déjà joué contre David Aucagne, donc c’est vrai que je sais un peu comment il joue. Quant à Beauxis, je ne l’ai pas vu jouer encore et je n’ai jamais eu l’occasion de le rencontrer, donc je ne connais pas vraiment son jeu. Mais bon, le rugby, ce n’est pas du un contre un. C’est une équipe contre une équipe, et que ce soit l’un ou l’autre le jeu que l’on mettra en place sera le même», conclut-il.
Car, les Palois ne sont jamais évident à manipuler. Surtout lorsqu’ils se déplacent. David en est conscient : «Toute équipe qui joue à l’extérieur essaye d’abord d’occuper le terrain et de prendre le moins de points possible. A Pau, ils ont un gros pack, donc on sait qu’ils vont jouer dans ce secteur là et qu’ils essayeront de déplacer le jeu au pied. Après on joue chez nous et on a le couteau sous la gorge. Donc je ne me fais aucun souci sur notre motivation à bouger un maximum ces palois afin de s’imposer sur notre pelouse.»
Le match face à Pau, vendredi 2 avril à 19h30, est donc capital. Pour continuer d’espérer en championnat. Pour bien se positionner avant d’éventuels play-down. Mais aussi et surtout pour être dans une bonne dynamique avant d’affronter le Munster la semaine suivante.
Fred Schmitt