Merci Francky !
Publié le 17/01/2004
Franck Comba quitte Paris. Aprés 6 années et demie, de belles saisons passées sous le maillot du Stade Français, le trois quart centre d’origine toulonnaise rejoint les rangs de l’AS Montferrand. L’ensemble des membres du club tenait à remercier une dernière fois Franck. Son parcours et sa gentillesse resteront gravés à jamais dans les mémoires du club. Retour sur un mec pas comme les autres.
Décidé à retrouver une place sur le terrain, il a répondu à l’appel de Montferrand. Il témoigne : «C’est un choix sportif. Etant donné ma situation et mon envie de joueur, de m’exprimer sur un terrain, je devais partir. Montferrand est arrivé au bon moment.» Déjà privé de Tony Marsh et Sébastien Viars, l’AS Montferrand a perdu, le week-end dernier, Geoffroy Messina. Franck a donc saisi la chance qui lui était offerte de retrouver une place de titulaire. Une place qu’il avait peu à peu perdu au sein de l’effectif parisien.
Pour Christophe Moni, troisième ligne du Stade Français, Franck a fait le bon choix : «Je pense qu’il aura beaucoup de bonheur à L’ASM. C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter en tout cas. Beaucoup de bonheur et de réussite. » Pour Christophe, c’est une belle occasion de rebondir qui s’offre à Franck : «J’ai hâte de le revoir sur un terrain. Qu’il puisse s’éclater et montrer à tout le monde le joueur qu’il a été et qu’il est encore. » Même si le triple champion de France ne croit toujours pas à ce départ : «C’est un peu dur à chaud de réagir. On a du mal à réaliser encore que Francky s’en va, mais il va falloir l’accepter.»
« C’est un ami qu’on perd »
Arrivé au club en 1997, Franck Comba en était une grande figure. Avec le Stade Français, Il décroche trois Boucliers de Brennus (1998, 2000 et 2003), avec une saveur particulière pour le deuxième : «Le titre de 2000 restera mon plus beau souvenir sous les couleurs du Stade.» Il découvre le maillot tricolore - qu’il portera à quinze reprises - le parfum du Tournoi et l’ivresse d’un match de légende gagné face aux All Blacks dans la chaleur du Stade Vélodrome. Il part également avec quelques mauvais souvenirs : «Celui de ne pas être champion d’Europe. Je n’oublie pas cette finale perdue au Parc des Princes (2001) face à Leicester.» Mais, une chose est sûre. Il n’est pas près d’oublier son aventure parisienne : «C’est sept ans de bonheur, de titres, de bon et de mauvais jours que je laisse derrière moi.»
Christophe Moni : «Nous, on aurait aimé qu’il reste là avec nous, qu’il continue l’histoire jusqu’au bout. Maintenant, ça s’est pas fait comme ça et c’est son choix.» Un choix respecté, mais qui semble énormément toucher le troisième ligne parisien : «On est tous plus ou moins attristé du départ de Francky, parce que ça fait quand même sept ans qu’il est là. Pour nous, les anciens qui ont participé un peu au début de l’aventure, c’est dur...» Christophe a tenu simplement a rajouté : «Avec Domi, Lombard, c’est plus un ami qu’on perd, qu’un joueur.»
Lors de notre dernier entretien Franck a tenu à saluer l’ensemble des supporters qui l’avaient soutenu lors de ses apparitions à Jean Bouin : «Je retiens tous les encouragements et toutes les félicitations des supporters du Stade Français. Je n’oublierai pas.»
Le Président du Stade Français Max Guazzini terminera par ces mots : «Franck est un joueur de talent et un garçon merveilleux. Je respecte son choix et sa présence nous manquera. Il ne jouera plus avec nous, mais restera présent parmi nous»
Nous ne t’oublierons pas non plus. Toi, Franck Comba, trois quarts centre au petit gabarit et aux coups de génie. Tu resteras à tout jamais l’un des Grand de ce club. Alors pour tout ce que tu as fait : Merci Francky !
Fred Schmitt